Non à une conception religieuse du Bien commun

ParL'équipe de Gaylib

Non à une conception religieuse du Bien commun

Christine Boutin, ancien Ministre et Présidente du Parti Chrétien Démocrate, a cru bon de devoir écrire une lettre ouverte au Ministre de l’Education, Luc Chatel, au sujet d’un projet de film éducatif contre l’homophobie.

La Présidente du PCD, si elle se défend de toute homophobie, n’en commet pas moins, à répétition, des attaques en règle contre l’homosexualité à chacune de ses prises de positions. Cet ostracisme permanent, revendiqué au nom du « bon sens » et d’un certain « droit naturel », est en permanence dirigé contre la reconnaissance sociale de l’homosexualité.

Si les convictions religieuses de la Présidente du PCD sont respectables en tant que telles, leur immixtion dans le débat public ne saurait conduire à une conception religieuse du bien commun, qui exclurait de fait les homosexuels de la société pour les cantonner à un statut de marginaux.

Précisément sur la question de la diffusion d’un film éducatif contre l’homophobie en classes primaires, le débat ne doit pas être tranché sous la pression des attaques dogmatiques, mais bien au seul regard de l’efficacité de l’Education Nationale à promouvoir le rejet des discriminations.

La lutte contre l’homophobie a toute sa place dans l’Education Nationale, et le Ministre de l’Education a rappelé que le Collège et le Lycée avaient vocation à sensibiliser les élèves à ce problème.
GayLib souhaite pouvoir s’entretenir rapidement avec Luc Chatel pour envisager ensemble les politiques de lutte contre l’homophobie mise en place dans l’Education Nationale, et comment le fléau de l’homophobie, qui conduit au suicide un nombre très important de jeunes adolescents, doit être combattu dans le milieu éducatif.

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